La RÉFORME MONÉTAIRE
Il ne s'agit pas du tout de la réforme monétaire de KEYNES, mais de celle de John Kenneth GALBRAITH!
La vérité sur la crise
On voudrait nous faire croire que les "30 glorieuses" ont été le résultat de la seule reconstruction de ce qui avait été détruit pendant la guerre: une fois tout reconstruit la crise serait réapparue (sous-entendu car il n'y aurait plus rien eu à faire), d'autant plus qu'il y aurait eu le fameux "choc pétrolier" pour tout précipiter...
En réalité la crise a commencé quand la Banque de France a cessé d'émettre de la monnaie.
La véritable cause ce n'est pas le "choc pétrolier" mais l' ARTICLE 25 DE LA LOI 73-7 du 3 janvier 1973 (qui dit que "Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France."). La loi 73-7 du 3 janvier 1973 a bien été abrogée par la loi 93-980 du 4 août 1993 mais il faut savoir que dès 1992 l'article 104 du traité de Maastricht (devenu en 2007 article 123 du traité de Lisbonne) avait déjà pris la relève!
Car si la Banque de France avait continué d'émettre la monnaie après 1974 il n'y aurait jamais eu de crise! Et si elle avait cessé d'émettre la monnaie dès 1945 (c'est à dire que si Charles de Gaule n'avait pas nationalisé la Banque de France en 1945) il n'y aurait tout simplement jamais eu ni de reconstruction ni de "30 glorieuses".
Et, au fait, comment peut on sous-entendre qu'il n'y aurait plus rien à faire une fois que tout serait reconstruit? Réfléchissons un peu...
Avoir des projets
Ne peut on pas construire des choses NOUVELLES, des choses qui n'existaient pas avant, mais qui seraient tellement novatrices qu'elles nous obligeraient à tout revoir de fond en comble? Ça nous donnerait peut-être l'impression de repartir à zéro, mais cette fois on n'aurait pas à subir le facheux inconvénient de la guerre!
Ne peut on pas remplacer les trains classiques par des trains Maglev à lévitation magnétique (donc sans roues et sans frottements) qui peuvent atteindre 500 km/h tout en étant beaucoup plus sûrs et silencieux et beaucoup moins gourmands en énergie que n'importe quels trains, avions ou voitures ordinaires?
Cela rappelle l'AÉROTRAIN de Jean BERTIN, même si la sustentation n'était pas magnétique mais à coussin d'air...
Et ne peut on pas non seulement remplacer tous les trains existant déjà, mais aussi en introduire de nouveaux, et même constuire de nouvelles gares?
On pourrait imaginer beaucoup d'autres exemples.
En voici deux, entre autres: se doter d'un SYSTÈME D'ÉDUCATION et d'un SYSTÈME DE SANTÉ dignes d'une véritable civilisation, au lieu de fermer les écoles et les hôpitaux par manque de moyens financiers!
Ne peut on pas avoir de l'ESPOIR, des PROJETS à long terme, de l'AMBITION?
Oui, mais...
Une situation monétaire catastrophique
SOCRATE ET LE BANQUIER
(Conte de Jacques KEYAERTS)
LES GOUVERNEMENTS NE SONT PLUS MAÎTRES DE LEUR MONNAIE!
La monnaie a été PRIVATISÉE!
Ce sont les banques commerciales qui créent et VENDENT la monnaie scripturale QUAND ELLES ACCORDENT UN CRÉDIT... et oui: elles ne prêtent pas l'argent des autres, elles le CRÉENT de toute pièce ("ex-nihilo")!
Une remarque de Daniel FARGEAS à propos de l'expression "ex-nihilo":
"Ex-nihilo" entendons-nous dire couramment: c'est à dire "à partir de rien"... En fait, c'est pire!
L'argent que les banques prêtent n'a de valeur que parce qu'il y a des richesses à échanger sur terre, des richesses produites par les hommes d'aujourd'hui et d'hier.
Cet argent appartient à l'humanité toute entière et tire sa valeur du travail de tous ces hommes.
L'argent que prêtent les financiers vient des hommes et non pas "de rien".
C'EST PIRE QUE CE QUE DIT L'EXPRESSION "EX-NIHILO".
En France, depuis 1974, l'État ne crée plus de monnaie pour le service public.
Il n'en crée plus pour payer les fonctionnaires.
Fonctionnaires dont les militaires — y compris les gendarmes — font partie (même s'ils ne se font pas traiter de fainéants!).
Il n'en crée plus pour faire construire des écoles, des hôpitaux , des routes ou des voies ferrées...
1974, 1973: le choc pétrolier → la crise...
Le choc pétrolier n'aurait-il pas "bon dos", par hasard?
N'Y AURAIT-IL PAS UNE AUTRE RAISON À LA CRISE?
En 1981 la gauche aurait dû se réapproprier le droit gouvernemental de créer la monnaie.
Au lieu de ça elle a — en 1992 — abdiqué encore plus en signant le traité de Maastricht (et tout particulièrement l'article 104 — devenu article 123 du traité de Lisbonne — et l'article 107): certains commencent d'ailleurs à le regretter!
Mais il y a des RÉACTIONS, PROPOSITIONS et SOLUTIONS
Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine
Intervention du député VERT Yves COCHET à l'Assemblée Nationale.
Extrait: "Il faudrait que les banques tendent progressivement vers un taux de réserves idéal, c'est à dire égal à 100% de leurs prêts. Toutes les banques devraient devenir graduellement de simples intermédiaires entre déposants et emprunteurs, et non plus des "machins" qui créent de la monnaie à partir de rien et la prêtent avec intérêt".
SIMPOL (la POLitique SIMultanée)
Simpol: une politique souple, dynamique et démocratique
Extrait: "1.1.1 Une réforme monétaire comprenant la restitution de l'émission des fonds hors trésorerie (par exemple le crédit) au gouvernement de chaque nation, accompagnée de dispositions de protection appropriées. Cette mesure permettrait d'enlever cette activité aux banques de dépôt qui émettent actuellement des fonds hors trésorerie comme les dettes/emprunts productifs d'intérêts. À la place, l'État injecterait ces fonds dans l'économie".
Le Parti des Français Progressistes
Jacques DAUDON, fondateur du PFP (Parti des Français Progressistes) et promoteur du Référendum d'Initiative Citoyenne, interpelle le Président de la République pour qu'il rétablisse la souveraineté monétaite.
Solidarité & Progrès
Solidarité & Progrès propose depuis 1997 un Nouveau Bretton Woods dont la deuxième mesure fait de l'émission monétaire un SERVICE PUBLIC.(Il faut savoir que 28 juillet 2009 le Sénat italien a adopté une motion (Acte n. 1-00029) appelant le gouvernement italien à présenter le projet de Nouveau Bretton Woods au sommet du G20 qui doit se tenir à Pittsburgh fin septembre).
Contre le monétarisme, un système de crédit public
Extrait: "Les États doivent convoquer une nouvelle conférence du type de celle de Bretton Woods en vue de créer un nouveau système de crédit public pour l'équipement de l'homme et de la nature, en sortant du monétarisme prédateur. Les États doivent mettre un terme à la loi du plus fort et du court terme prévalant sur les marchés internationaux et reprendre le contrôle de l'émission de monnaie et de crédit. Il faut recréer des banques nationales, chefs d'orchestre de la distribution du crédit-monnaie, sous contrôle politique des citoyens".
Solidarité & Progrès nous fait aussi découvrir sous un autre angle le SYSTÈME AMÉRICAIN D'ÉCONOMIE POLITIQUE, qui s'oppose au libéralisme et à l'impérialisme, et qui s'est toujours battu pour la DÉMOCRATISATION DE LA CRÉATION MONÉTAIRE...
Enfin, on aimerait que beaucoup plus d'hommes politiques parlent du CRÉDIT PRODUCTIF PUBLIC comme le fait Jacques CHEMINADE dans cette vidéo!
Debout La République
Extrait d'un discours de Nicolas DUPONT-AIGNAN aux
Universités de
Rentrée 2009:
"... car n'oubliez pas que les 30 glorieuses ont été possibles parce que la
création monétaire était tenue par l'État et c'est GISCARD qui en 73 a cassé
ça et nous a entraîné dans la récession et le chômage de masse. C'est ça le
point clé! (Applaudissements...)"
C'est sur la vidéo entre 56:10 et 56:50! (Il faut regarder la "vidéo du discours" et non le "texte du discours").
Voici l'extrait qui nous intéresse en mp3.
L'Association pour les Droits Economiques et Démocratiques
Voici la solution toute simple que propose l' A.D.E.D.:
1.IMPOSER UNE COUVERTURE DE 100% AUX BANQUES COMMERCIALES
2.REDONNER À LA BANQUE CENTRALE SON POUVOIR D'ÉMETTRE LA MONNAIE (c'est à dire abroger les articles 107 et 123 du traité de Lisbonne)
Ceux qui osent parler de "grand pôle public bancaire et financier" sans se référer à ces 2 points fondamentaux sont peut-être bien intentionnés, mais malheureusement incompétents!
À propos de l'inflation
Que ceux qui sont impressionnés par le contre-argument insidueux (ou naïf!) de la "planche à billets" (→quand-le-gouvernement-fait-marcher-la-planche-à-billets-ça-fait-de-l'inflation!) lisent le livre " L'argent" de John Kenneth GALBRAITH aux éditions Gallimard (collection "folio histoire") où l'on apprend (p 86) que dans les années 1720, parmi les colonies américaines:
1. la PENNSYLVANIE
2. NEW YORK
3. le NEW JERSEY
4. le DELAWARE
5. le MARYLAND
ont émit des billets et que ces expériences ont toutes été concluantes!
Un court extrait (p 88) pour vous donner envie d'acheter le livre:
"Par une espèce d'accord tacite entre bien-pensants, les débordements de Rhode Island, du Massachusets et de la Caroline du Sud en vinrent à symboliser et résumer l'expérience monétaire des colonies. L'expérience absolument différente des colonies du centre était purement et simplement passée sous silence."
Le contre-argument est d'autant plus faux que (par rapport à la solution que propose l'A.D.E.D.) la Banque Centrale ce n'est pas la même chose que le gouvernement!
C'est en fait le scandaleux renflouement actuel des banques qui risque d'être inflationniste, CAR CET ARGENT NE CORRESPOND À AUCUNE PRODUCTION!
L'ÎLE DE GUERNESEY N'A AUCUNE DETTE PUBLIQUE

En 1816, l'île de GUERNESEY était dans le pétrin le plus complet. Les digues s'écroulaient, il n'y avait aucune place du marché, les chemins étaient boueux et dans un état horrible, et le gouvernement local était endetté de 19 000 livres. Le revenu annuel de l'État était de 3 000 livres, dont 2 400 servaient à payer l'intérêt sur la dette.
Mais les habitants de GUERNESEY firent quelque chose pour corriger la situation.
Ils créèrent et prétèrent au gouvernement 6 000 livres sans intérêts, et les utilisèrent pour réparer les digues. Cela fonctionna si bien qu'ils continuèrent cette méthode — et le font toujours aujourd'hui — pour créer une économie avec un taux de chômage de zéro, un haut niveau de vie, des taxes minimes et une inflation très faible.
L'essence, par exemple, coûte environ un tiers de ce qu'elle coûte en Angleterre.
Ces informations ont été tirées du journal "Vers Demain" (Crédit Social): après vérification il s'avère qu'il ne faut cependant pas idéaliser trop vite GUERNESEY car cette île est aussi un paradis fiscal...
Mais ça vaut quand même la peine de se pencher sur la dette et la manière dont elle est créée!
VOUS AUSSI, vous pouvez faire quelque chose!
Ceux qui s'expriment pour dénoncer l'arnaque de la création monétaire sont en écrasante majorité des savants, des spécialistes.
Mais cela ne doit pas donner de complexes à ceux qui ont tout juste le niveau "brevet des collèges", d'autant plus qu'il est toujours possible, en cas de nécessité, de faire référence aux travaux de ceux qui sont experts en la question!
Les experts ont bien sûr un rôle important à jouer.
Mais une lettre naïve, même avec erreurs de raisonnement et fote d'ortograf sera:
1. COMPRÉHENSIBLE malgré tout.
2. EFFICACE quand l'élu qui la reçoit réfléchit à ce que ça représente.
Car ça veut dire que l'idée commence à "prendre":
condition préalable pour qu'il s'y intéresse vraiment...
Le monde des spécialistes est un petit monde, qui ne représente qu'une infime minorité: les élus le savent et c'est pourquoi — contrairement à ce qu'on pourrait croire — le beau langage ne les impressionne pas plus que ça!
De plus un spécialiste qui s'exprimerait pour le grand public d'une façon savante affaiblirait son message.
Car la plupart des gens n'ont pas envie de comprendre ce jargon professionnel.
Et c'est le peuple qui détient la force de pression, pas les universitaires!
Vous êtes plus FORT que vous ne l'imaginez!
La force du système monétaire actuel est que tout le monde croit que c'est le gouvernement qui crée la monnaie, et que les banquiers prêtent l'argent des épargnants.
Notre force est qu'il est très facile, même en n'étant pas spécialiste, de prouver que ces deux croyances sont fausses.
C'est donc NOUS qui avons l'avantage!
Pétitions à SIGNER et à FAIRE SIGNER
Pétition pour une loi donnant aux États le contrôle d'une monnaie publique sans intérêts
Pétition européenne STOP-FINANCE
